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Voyage à Londres

Nous sommes allés à Londres pour fêter la nouvelle année. Mon intention n’est pas de vous raconter notre voyage, même si j’ai regretté de ne pas retrouver les nombreuses boutiques de tailleurs sur mesure qui sont un des principaux attraits de Londres pour moi.

Néanmoins ce séjour fut assez révélateur de la distance qui se crée entre les pays dans leur façon d’utiliser les nouvelles technologies. Lorsque nous sommes arrivés à l’aéroport d’Heathrow, au contrôle de police, pas un seul douanier, mais une cascade d’automates chargés de contrôler les passagers. Surprise ! Pas de files d’attente, car le nombre d’automates est important et ils sont simples d’utilisation. Il suffit d’ouvrir son passeport à la page où se trouve notre photo et la piste de sécurité, le poser sur une vitre, et se placer face à la caméra. Ainsi mis en place, l’automate contrôle l’identité du porteur et fait une vérification faciale entre la photo du passeport et l’image produite par la caméra. 30 secondes maximum et le tour est joué. Ou vous êtes accepté ou vous êtes refoulé vers un poste de police. A Toulouse pour passer la douane, 20 bonnes minutes de queue et trois personnes qui au travers d’une vitre vérifient comme on dit à Toulouse à « Bisto des Nas » que vous êtes bien la personne enregistrée sur le passeport. Pourquoi une telle différence ? la réponse vient vraisemblablement de ce que nous vivons en France actuellement avec les jeux olympiques. Il a fallu que L’Assemblée nationale vote une loi le 23 mars 2024 concernant la sécurité des jeux olympiques qui autorise l’expérimentation de la vidéosurveillance intelligente à l’aide de caméras augmentées, les mêmes mises dans les systèmes de reconnaissance faciale. A cette loi, la CNIL a répondu par un communiqué dans lequel elle annonce qu’elle sera particulièrement vigilante face au développement et à l’utilisation de ce type de caméra.  En France on légifère, en Angleterre on expérimente. On peut même dire que l’Europe en rajoute avec le RGPD.

Autre chose impressionnante. Nous sommes partis avec quelques livres sterling, nous sommes revenus avec le même montant pas un centime déboursé : l’autobus, le métro… tout se paye avec la carte et pas question de donner de la monnaie à un chauffeur de bus dans lequel se trouve uniquement un lecteur de cartes bancaires ou de cartes prépayées. Pour le métro vous présentez votre carte bancaire à l’entrée et lorsque vous passez le portillon de sortie vous êtes débité du montant qui correspond à votre trajet. Vous avez la possibilité d’utiliser des cartes prépayées qui ont la même fonction. A la fin de notre séjour voyant que nous avions toujours des devises, nous avons souhaité les utiliser pour payer le restaurant, cela nous a été refusé. Je comprendrais un tel décalage dans l’utilisation des nouvelles technologies, si nous étions allés en Chine, mais c’est seulement en traversant la Manche que l’on constate des différences significatives, sans parler de tout ce que je n’ai vraisemblablement pas perçu.

Certains verront sur la mainmise évidente de l’état et de la CNIL une façon de protéger notre liberté, d’autres seraient contents comme moi de pas avoir fait la queue au poste frontière et de ne pas être obligé d’acheter des tickets à des bornes pas toujours faciles d’utilisation. L’excès dans tout est préjudiciable et dans le cas présent la position du gouvernement et de la Cnil n’encourage pas les entreprises françaises à investir.




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