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EL DUCE

C’est surprenant comme un simple documentaire historique peut faire écho avec des évènements récents et réveille des peurs enfouies dans notre inconscient collectif qui ne se sont pas trop manifestées car quoiqu’on en dise la France est un pays où il fait bon vivre comparé à tous ceux qui font l’actualité d’aujourd’hui. Cela nous fait oublier que l’HISTOIRE n’est qu’un éternel recommencement. C’est pour cette raison que nous devons être vigilants et combattre tout signe avant-coureur d’un retour au passé. C’est en regardant, sur la chaine cinq, comment Benito Mussolini s'est emparé de l'Italie en octobre 1922,et a ouvert la voie de l’idéologie fasciste, que j’ai eu le sentiment que nous ne sommes jamais à l’abri de voir l’histoire nous rattraper. Pourquoi avoir cette impression ? Parce que les choses paraissent s’être passé simplement pour que presque tout un pays adhère à l’idéologie fasciste. Mussolini a commencé par créer un « faisceau de combat » (les chemises noires) composé d’anciens combattants démobilisés et sans emplois, il s’est appuyé ensuite sur la situation chaotique du pays pour gagner l’adhésion des ouvriers. La menace, plus des qualités d’orateur-comédien l’ont maintenu au pouvoir jusqu’en 1943. Pouvoir qu’il a exercé seul en éliminant ceux qui n’embrassaient pas la cause. Par la suite en menant une politique qui prétend renouer avec le glorieux passé de la Rome antique, il entraine les Italiens dans une aventure guerrière qui commence par l'annexion de l'Abyssinie (Éthiopie) en 1936. Avant Hitler aux alentours de 1930, il supprime beaucoup de droits aux juifs créant ainsi une séparation dans la population. Ceux qui avaient tous leurs droits et ceux qui n’avaient plus de droits sociaux. La conclusion comme l’a aussi démontré Hitler est que le peuple se soumet facilement aux injonctions de gouvernants qui propagent des vérités qu’ils ont construit, surtout en temps de crise. Est-il possible qu’aujourd’hui de tels évènements se reproduisent. On pourrait penser que non car les sources d’informations sont multiples et à chacun de chercher la vérité parmi tout ce qui peut nous être dit. Mais sommes-nous prêts à raisonner quand on a pris l’habitude de se fier à des médias qui n‘ont qu’un seul objectif, l’audimat et qui soufflent tous ensemble dans le sens du vent. Les réseaux sociaux auraient pu apporter une alternative pour se faire une raison. Malheureusement il y a les fakes news et toute sorte d’influenceurs qui ne favorisent pas la réflexion, la trouble même. Ainsi la seule vérité que l’on accepte docilement sans trop se poser des questions est celle de nos dirigeants, surtout si notre capital santé, celui qui est le plus important pour nous, est en cause. L’exemple est la docilité avec laquelle nous avons accepté, le confinement même s’il nous a paru parfois excessif. Rappelez-vous ces randonneurs rappelés à l’ordre par les gendarmes sur les chemins des Pyrénées. Évoquons aussi tous les vaccinés qui ont approuvé sans se poser de questions qu’une partie de la population soit privée de toute vie sociale. Ils avaient bonne conscience, car ils connaissaient la vérité. Cette vérité transmise sans discontinuité sur toutes les chaines de Télé. Il ne s’agit pas ici de porter un jugement sur un récent passé, mais de mettre simplement en résonnance des faits que nous avons vécu, avec des faits rapportés par l’histoire. Usons de notre liberté de penser si chère à Kant à un moment ou le monde semble vivre une crise, pour ne pas retomber dans les travers du passé. Les causes de basculer sont multiples : guerre en Ukraine, montée du populisme en France, précarité d’une partie de la population …



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