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faut-il cesser de vivre pour éviter de mourir ?

Si nous analysons un petit peu les événements que nous venons subir et qui ne sont pas finis, occasionnés par la crise du covid-19, on y décèle des points positifs. Nous ne pouvons pas nier que le coronavirus nous a montré que lorsque l'humanité se rassemble derrière une cause commune, un changement d’une rapidité phénoménale est possible. Aucun problème du monde n’est techniquement difficile à résoudre. Il y a quelques mois, pouvions-nous imaginer possible, la baisse de la pollution de l’air, la fermeture des commerces, des bars et restaurants et que cette fermeture serait acceptée aussi facilement pour notre sécurité. Le coronavirus a démontré la puissance de notre volonté collective et laisse penser que nous avons les capacités de créer un monde meilleur. A nous de voir lorsque la crise se calmera si l’on veut revenir à la normale ou tirer un enseignement de cette crise. Il faut espérer que oui. C’est le coté positif de cette crise.

Cependant elle pose une question fondamentale. « Que sommes-nous capable d’accepter pour que toute une population reste vivante et en bonne santé ? ». D’une manière générale que sommes nous capables d’accepter pour notre sécurité ? La docilité avec laquelle toutes les populations de tous les pays confondus ont accepté le confinement interroge. Je ne dis pas qu’il ne fallait pas accepter le confinement, je remarque simplement la docilité avec laquelle nous avons accepté, pour protéger nos vies en faisant fi de tous les problèmes que cela a posés : chômages, faillites de société, restaurants fermés, hôtels fermés, baisse du pouvoir d’achat etc. Le constat de tout ceci, est que depuis plusieurs années, nous accordons la priorité au droit sacré de rester vivant quoiqu’il en coûte, jusqu'à dogmatiser l’acharnement thérapeutique, dans les hôpitaux.

La conséquence de ceci est que nous avons confié à l’état de nous protéger, en lui imposant le zéro défaut. Notre responsabilitéde nous tenir en bonne santé grâce à une bonne hygiène de vie par exemple, est remise entre les mains de l’état. Ainsi, il y a de plus en plus, sous le couvert du principe de précaution, certaines mesures qui nous sont imposées qui restreignent nos libertés. La question que je me pose est la suivante est-ce que vivre sans la liberté de voir qui je veux quand je veux, aller au restaurant, voir un film, aller au spectacle, rencontrer des amis, c’est vivre ? Est-ce que la vie c’est d’être seulement vivant ou vivre ? Cette question est fondamentale au moment où les états cherchent des solutions jusqu’au-boutistes de type tracking et autres pour satisfaire notre priorité de rester vivant. La vie comporte beaucoup de risques, quels sont les risques que nous sommes capables d’accepter ?




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